Le P’tit Bec N°159 – 23 juin 2018

Toutes les chroniques du N° 159 sont ci-dessous.

 

 

L’humeur mutine

Dans Angers à vélo on dépasse les autos…

Par Claude van Effenterre

 

Comme il s’agit de notre dernier numéro avant la trêve estivale, je vais vous rappeler quelques règles élémentaires de conduite, de sécurité et de courtoisie sur la route, en ville, à vélo, et en voiture !

D’abord, automobilistes, automobilistes, – non je ne bégaie pas, le premier substantif s’adresse aux femmes, le second aux hommes – donc, automobilistes, automobilistes disais-je, de grâce regardez-bien vos commandes près du volant. Il y a un commodo qui s’appelle clignotant. Si vous le poussez vers la gauche, il émet un petit bruit régulier, et dans le même temps de petites lumières à l’avant, à l’arrière et sur le côté du véhicule clignotent, d’où le nom de clignotant. Et cette action permet d’indiquer aux autres usagers que vous tournez à gauche, ou que vous vous déboîtez de votre file pour doubler. Et c’est très efficace. De même, vous pouvez le pousser vers la droite. Ca fera le même effet, mais à droite. Et ceci permettra d’indiquer par exemple, si vous êtes sur un rond-point, que vous en sortez à la prochaine sortie, ou bien que vous tournez à droite en ville ou sur route, ou encore que vous voulez vous garer, etc…

La nature est bien faite, non ! Je vous dis ça parce que plus ça va, moins les automobilistes mettent leur clignotant. Sur autoroute, ou sur route, on voit des automobilistes déboîter sans crier gare, se rabattre sans prévenir. Bref, la route est devenue un grand n’importe quoi. Autre petit rappel :  lorsqu’il y a  deux  files  de voitures qui vont se réduire à une, soit juste parce que la voie est ainsi, ou en raison d’un accident ou de travaux, à quoi ça te sert, gros malin lourdingue de doubler tout le monde pour te rabattre au dernier moment. Tu  prends ton tour et tu attends tranquillement comme les autres, d’accord ! C’est le respect du code, des règle de sécurité et aussi, mais là je vais devenir vulgaire : c’est de la courtoisie ! Et lorsque vous voyez un véhicule à cheval entre les deux files pour vous empêcher de doubler tout le monde dans ce genre de situation, dites-vous que ça peut être moi ! Oui, c’est comme ça, j’ai horreur de ce genre de resquille débile…

Et puis sur la route, je ne vous parle pas de ceux qui se croient dans un jeu vidéo et qui doublent voiture après voiture avant de se rabattre juste avant que la voiture d’en face vienne les fracasser. Sur la route Angers-Bécon, il y a plusieurs habitués du genre. Non je vais pas dire de quelle voitures il s’agit, ils se reconnaîtront. Avant d’en venir aux deux roues, petit rappel pour tout le monde, sur un rond-point c’est la priorité à gauche qui s’applique. Et autre rappel, en ville, il est de bon temps de s’arrêter aux feux lorsqu’ils sont de couleur rouge, de  se  mettre  sur la bonne file etc etc… Mais tout cela, tous les automobilistes le savent. Dernière précision à destination des jeunes conducteurs : lorsque vous avez le macaron A sur votre véhicule, votre vitesse est limitée. On ne devrait pas vous voir doubler sur une autoroute à plus de 110 km/h.

Maintenant, à nous les deux roues ! Cyclistes, cyclistes – non je ne bégaie pas, le premier substantif s’adresse aux femmes, le second aux hommes – donc cyclistes, cyclistes disais-je, vous avez souvent une conduite dangereuse en ville. Pas d’éclairage, pas de vêtement fluo, et parfois une trajectoire un peu à la jefaiscequejeveux, où tout vous semble permis. On passe d’une file à l’autre, on ne tend pas le bras pour tourner, on se faufile, on passe d’une piste cyclable à une rue ou à un trottoir car l’un va être plus rapide ou plus court que l’autre et les automobilistes doivent composer avec vos parcours approximatifs. Mais attention, l’humain est fragile sur un vélo, et l’automobiliste peut mettre plus de temps pour vous éviter que vous n’en mettez à changer de direction. Je vous laisse méditer sur tout ça et bonne route quand même…

C.V.E.

 

 

Ça s’est passé un 23 juin..

Par Nimajneb

 

- 23 juin 1802 : le géographe scientifique allemand Alexander von Humboldt et le botaniste français Aimé Bonpland deviennent les hommes les plus hauts du monde avec leur ascension scientifique du Chimborazo, en Équateur. Il s’agit du sommet le plus éloigné du centre de la terre, même si son élévation au-dessus du niveau de la mer est moins élevée que celle de l’Himalaya. Après avoir au préalablement réalisé un relevé de sa végétation en tenant compte de l’altitude, du climat et de la topographie de ce volcan, von Humboldt et Bonpland débutent l’ascension du Chimborazo le 23 juin 1802. Cependant, ils furent arrêtés à quelques mètres du sommet à cause d’une profonde crevasse et du manque d’oxygène. Ils s’élevèrent néanmoins à la plus haute altitude qu’on eût jamais atteinte alors : 5878 mètres, alors le Chimborazo culmine à 6310 m.

- 23 juin 1959 : décès de Boris Vian, écrivain, poète, parolier, chanteur, critique musical, musicien de jazz, acteur, scénariste, conférencier et peintre français. Après avoir obtenu son baccalauréat en philosophie, avec option mathématiques, il suit les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques au lycée Condorcet. À la fin de ses études, il travaille comme ingénieur et, durant son temps libre, il écrit et joue de la musique de jazz. Il publie également des romans noirs et sarcastiques sous le pseudonyme de Vernon Sullivan, le plus célèbre et controversé étant « J’irai cracher sur vos tombes », écrit en 1946. Les œuvres  écrites  sous  son vrai  nomrencontrent moins de succès, et l’échec de « L’Arrache-cœur » le convainc d’abandonner la littérature. Il compose également de nombreuses chansons, notamment pour Serge Reggiani ou Juliette Gréco, écrit des nouvelles, des pièces de théâtre et des poèmes. Il s’essaie au théâtre, joue dans quelques films, et meurt d’une crise cardiaque en assistant à la première du film inspiré de son roman « J’irai cracher sur vos tombes ».

- 23 juin 1910 : naissance de Jean Anouilh, un écrivain et dramaturge français, connu, entre autre, pour son œuvre théâtrale abondante et variée. On lui doit également des citations telles que « Pourquoi contredire une femme ? Il est tellement plus simple d’attendre qu’elle change d’avis. », « Chacun de nous a un jour, plus  ou  moins  triste,  plus ou moins lointain, où il doit enfin accepter d’être un homme. », « Le talent est comme un robinet. Quand il est ouvert, on peut écrire. L’inspiration est une farce que les poètes ont inventée pour se donner de l’importance. » ou encore d’autres citations tirées de certaines de ses œuvre, telles que « Mourir, ce n’est rien. Commence donc par vivre. C’est moins drôle et c’est plus long. », « Si tous les hommes étaient gynécologues, il y aurait beaucoup moins de crimes passionnels. », « Avec Dieu, ce qu’il y a de terrible, c’est qu’on ne sait jamais si ce n’est pas un coup du diable. » ou encore « La vie c’est un livre qu’on aime, c’est un enfant qui joue à vos pieds, un outil qu’on tient bien dans sa main, un banc pour se reposer le soir devant sa maison. »

Nimajneb

 

La Papote et sa moulinette à… expressions !

Par Sylvie Todeschini

 

Dans le plus simple appareil. Nu ou très peu vêtu.

Aujourd’hui, quand on vous parle d’un appareil, vous pensez tout de suite au mixeur qui trône dans la cuisine, à la perceuse du mari, à l’avion qui vous a emmené aux Seychelles ou, encore, au dentier de pépé qui a remplacé les quelques dents qui lui restaient. En bref, un machin technique un peu complexe qui a été fabriqué. Mais le sens initial du mot est bien différent.

Pour s’en approcher, nous allons passer par le verbe ‘appareiller’ dont, de nos jours, le sens évident pour presque tout le monde correspond au navire qui quitte le port. Or, au XVIe siècle, l’appareillage d’un navire, c’était sa préparation au départ, pas le départ lui-même. Bien sûr, ‘appareiller’ et ‘appareil’ ont la même origine.

Cela a commencé au XIe siècle avec le verbe, venu du latin ‘apparere’ qui voulait dire ‘préparer’. Le mot qui en est dérivé avait, à la fin du XIIe, le sens initial de ‘préparatif’. C’est pourquoi, par extension, au XVIe siècle, il a également eu la signification de « déroulement d’un cérémonial » ou de « magnificence », comme dans le mot ‘apparat’ dérivé également du latin ‘apparere’. Et qui dit apparat dit « costume d’apparat ». C’est ainsi que ‘appareil’ a désigné l’apparence, souvent fastueuse, des personnes se rendant « en grand appareil » à une cérémonie importante. Qui disait ‘appareil’, désignait l’apparence après une longue préparation en habillement, maquillage et autres bricoles destinées à tenter de se faire plus beau que les autres invités. Donc, dans le simple « appareil » signifie sans rien ou presque.

Tomber ou pleuvoir des hallebardes ou des cordes. Pleuvoir très fort, à verse.

Cette expression provient de la fin du XVIIe siècle. Pour ceux qui l’ignoreraient, en France, entre le XVe et le XVIIe siècle, une hallebarde est une sorte de longue lance munie à son extrémité d’un fer tranchant et pointu et de deux fers latéraux, l’un en forme de croissant, l’autre en pointe. Alors, bien sûr, il est aisé de faire la comparaison entre la lance pénétrante et ces grosses gouttes de pluie glaciale qui ‘transpercent’ atrocement quelqu’un qui traînerait dehors sous l’orage. Mais  il  pourrait  y avoir une autre signification. En effet, depuis le milieu du XVIe siècle, le mot argotique ‘lance’ désignait de l’eau puis, par extension, de l’eau de pluie. Le verbe ‘lancequiner’, apparu plus tard, avait d’ailleurs le sens de ‘pleuvoir’. Ce serait donc par simple substitution de quasi-synonymes  que  les  hallebardes auraient remplacé les lances. Pour ce qui est des ‘cordes’, qui tombent autant que les hallebardes, elles viennent simplement de la comparaison avec des cordes de ces traits que l’on observe lorsqu’une pluie tombe dru.

Un déjeuner de soleil. Une étoffe dont la couleur s’abîme rapidement ; une chose qui dure peu.

Il est connu que le soleil fait rapidement disparaître les couleurs d’un tissu qui y reste constamment exposé, comme si le soleil ‘mangeait’ la couleur de l’étoffe. C’est au XIXe siècle que cette métaphore est apparue avec son premier sens, celui du soleil qui déjeune sans qu’on l’y ait invité et qui ingurgite les couleurs qui ne lui étaient pourtant pas destinées.

Par extension avec ce tissu qui est tout le temps au soleil et qui perd sa teinte rapidement, le sens s’est élargi au XXe siècle pour désigner toute chose qui dure peu.

                                                                                                                                                                                                                                  S.T.

 

Brèves de rue

Par Dominique BOUMIER

Contestations

Pour conclure cette saison du P’tit bec je change de formule et vous propose cette chronique intitulée « contestations ». Un mal bien français, dit-on, qui peut aussi être apparenté à un grand bien dans la mesure où il alimente le débat sans violence et qu’il sert l’intérêt de tous sous forme de lanceur d’alerte. L’actualité livre sans arrêt ces exemples de contestataires, là face à une loi, ici face à un projet industriel, là face à une décision commerciale… Prenez les compteurs Linky d’ENEDIS, entre ceux qui sont contre leur installation et ceux qui vous assurent que c’est un outil imparable pour continuer à moderniser nos installations, j’avoue ne pas savoir où me situer. J’ai écouté les arguments des uns et des autres et reste dubitatif. Méfiant à l’égard des nouvelles technologies,  qui servent d’abord la société de consommation ; intrigué par ceux qui vous assurent que c’est une atteinte à nos libertés individuelles et qui sont incapables de se séparer de leur téléphone portable, véritable mouchard de leurs faits et gestes. La réforme SNCF est un autre exemple du moment, la loi vient d’être votée au parlement. Dès lors, puisque nos parlementaires ont été élus démocratiquement, ne serait-il pas l’heure d’accepter cette évolution ? Je les entends d’ici ceux qui répliquent qu’un vote n’est pas forcément une expression démocratique, que la masse est crédule. Lorsque les français ont été amenés à s’exprimer sur la constitution européenne, certains opposants refusaient ce vote puis ne l’ont pas remis en cause quand le scrutin leur a donné raison…

Autre exemple, la récente colère de la FNSEA, partie bloquer les dépôts de carburant après que l’Etat a autorisé Total à importer de l’huile de palme pour ses bio-carburants. Là, je suis tombé de haut, j’en étais resté à la version de certains responsables de ce syndicat qui vous expliquent qu’à chaque fois qu’une ville s’agrandit c’est des champs en moins et que la terre doit d’abord servir à nourrir les hommes. Il nous faut donc accepter qu’une partie de ces espaces serve à la production d’éthanol et autres composés des carburants. Je sais, on va me dire que les résidus de colza servent à l’alimentation du bétail, mais qu’en est-il de la betterave ? Bref, de contestation à contradiction il n’y a qu’un pas, facile à franchir. Et puis c’est l’été, les vacances qui se profilent, rejoindre son coin de villégiature, à 80 km/h sur les petites routes, quelle connerie, ça me donne envie de contester.

D.B.

 

Le Père Hoquet a tout entendu et il fait rien qu’à tout répéter partout…

Par Claude van Effenterre

Ce numéro du P’tit Bec coïncide avec la réception dans les boites aux lettres du journal d’informations locales d’Erdre en Anjou notre commune. Comme à l’accoutumée, en ma qualité de lecteur assidu d’informations, je me jette immédiatement sur ce magazine au joli papier glacé pour y trouver des informations sur La Pouëze. Car sachez le, avant d’être Erdréen, je suis avant tout Pouëzeen !  D’ailleurs, pour tout vous dire, je ne me sens pas du tout Erdréen ! Erdre en Anjou m’apparaît juste comme un regroupement de communes à des fins administratives, mais cet agglomérat a-t-il réellement une identité commune ?

Je me jette donc sur les 25 pages que compte le journal. Au départ, je feuillette rapidement. Puis je recommence plus doucement. La Pouëze ? Vous avez dit La Pouëze ? Où sont les infos sur La Pouëze ? Aucune information associative sur notre commune, aucune !

Que se passe t’il donc ? Les associations pouëzéennes ne se sentent-elles pas non plus erdréennes ? Y a-t-il quelque chose qui m’échappe ? Où sommes-nous passés ? Existons-nous encore ? Je vous vois dubitatifs, vous ne me croyez pas, c’est ça ? Alors allez vite feuilleter ce magazine…

 C.V.E.

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