Le P’tit Bec N°157 – 7 avril 2018

Toutes les chroniques du N° 157 sont ci-dessous.

 

 

L’humeur badine

Une nouvelle réglementation sur la mise en nom des communes…

Par Claude van Effenterre

 

Comme tout le monde le sait, la France comptait 36000 communes, il y a encore quelques années. Et cela était bien trop, notamment par rapport à nos voisins européens. Il a fallu resserrer les rangs.

Et sont arrivées ce qu’on l’on a nommé les communes nouvelles. Associations parfois plus ou moins artificielles ou obligées de communes voisines (ou pas), ces communes nouvelles ont fait diminuer par deux le nombre de communes. Ainsi sur le Maine et Loire, de 357 communes en 2015, nous sommes passés à 183 en 2018, soit en un temps record.

En dehors des champs d’actions et compétences de ces nouvelles collectivités – qui ne sont pas ici le propos – arrêtons-nous sur leurs noms tous plus ou moins nuls et tristes comme la pluie ! Première caractéristique, beaucoup de ces nouvelles communes ont attaché le mot Anjou à leur nom. Second signe particulier, il est souvent difficile de savoir de quel secteur il s’agit quand il n’y a pas un élément du nom qui permet de situer le lieu par rapport à une rivière, une spécialité, un terroir etc…

Ainsi, le Maine et Loire compte parmi ses communes Les bois d’Anjou, les Hauts d’Anjou, Les Garennes sur Loire, Ombrée d’Anjou, Orée d’Anjou,  ou encore Verrières en Anjou pour n’en citer que quelques-unes.

Et savez-vous par exemple quelles anciennes communes regroupe celle de Verrières en Anjou ? Je vous le donne en mille : Pellouailles les Vignes et Saint-Sylvain d’Anjou ! Ben oui ça ne s’invente pas ! Le bon concept à développer sur cette commune serait bien entendu d’y créer une zone commerciale uniquement spécialisée en vérandas, portes et fenêtres. Carton assuré ! La plus grande majorité des appellations de nos communes constitue une litanie de noms sans âme et leur évocation est d’une tristesse absolue. Partant de ce constat, le Conseil National des Mises en Noms des Communes de France et de Navarre (CNMENCFN) s’est réuni en ce début avril pour étudier un changement des réglementations et une évolution des critères d’appellation.

Ainsi, pour le Maine et Loire qui ne s’appelle d’ailleurs pas Anjou, il a été décidé par le Grand  Serviteur en Chef du Conseil National que l’ensemble des communes devrait appliquer au plus tard au 1er janvier 2020 la nouvelle réglementation qui sera validée prochainement par le Parlement. L’article 457 prévoit au paragraphe 23, alinéa 28, que chaque commune du Maine et Loire devra prendre le nom d’un héros de cinéma, série télévisée, ou bande dessinée afin d’égayer les appellations de nos territoires départementaux.

Et ledit Conseil National de préciser que sera bannie l’expression ‘aller à’, ou ‘résider à’,ou ‘vivre à’. Dorénavant ce style d’expression sera remplacé uniquement par ‘aller chez’, ‘résider chez’ ou ‘vivre chez’. Par exemple, si la commune des Bois d’Anjou prenait le nom de Davy Crockett, on dirait alors j’habite chez Davy Crockett. Si les Hauts d’Anjou devenaient la commune de Blanche Neige ou James Bond : je vais chez Blanche Neige, ou j’habite chez James Bond. Toutes les communes ainsi renommées auront d’emblée une thématique  qu’elles pourront décliner à  leur  guise dans le développement, l’aménagement de leur territoire et l’animation de leur vie culturelle et associative.

Imaginons par exemple la commune de Batman avec tout un aménagement des rues dédié à ce héros. Une communauté de communes pourrait alors regrouper celles de Superman, Catwoman, Spiderman, et Batman. Des musées, des attractions, des événements en lien avec ces héros pourraient voir le jour. Autant d’opportunités de recettes financières pour alimenter les budgets de fonctionnement et d’investissement des communes qui ont de plus en plus de mal à joindre les deux bouts, se réjouit déjà le secrétaire adjoint du cabinet du président des maires qui a d’ores et déjà annoncé qu’il nommerait sa commune Picsou. 

Pour les autres départements confrontés aux mêmes problèmes de mises en noms, le CNMENCFN réfléchit à d’autres thématiques. Ceci permettrait d’identifier les communes en référence à la thématique du département. On parle par exemple de personnages de littérature et de bandes dessinées pour la Loire Atlantique, ou encore de poissons d’eau douce pour l’Ille et Vilaine. Plusieurs départements sont en réflexion sur le choix de personnages célèbres, sportifs de haut niveau… Mais à ce jour, c’est le Maine et Loire qui expérimente cette nouvelle réglementation. Les nouveaux noms de chaque commune devront être connus au plus tard au printemps 2019 pour une application au 1er janvier 2020, juste avant les élections municipales.

C.V.E.

Ça s’est passé un 7 avril…

Par Nimajneb

 

- 7 avril 1945 : naissance de Joël Robuchon, le célèbre chef cuisinier français. Il détient le plus important palmarès de l’histoire de l’art culinaire, avec 32 étoiles au Guide Michelin. Il fait ses débuts en 1974 en tant que chef cuisinier à la tête d’une brigade de 90 cuisiniers à l’hôtel Concorde Lafayette dans le 17e arrondissement de Paris. En 1990, il est élu « Cuisinier du siècle » par le guide gastronomique Gault et Millau et, en 1994, son restaurant « Joël Robuchon » situé à Paris est reconnu « meilleur restaurant du monde » par la revue américaine International Herald Tribune. Il est également le dirigeant fondateur d’un important empire mondial de restaurants gastronomiques (situés en France, en Chine, au Japon, aux États-Unis, en Grande-Bretagne et au Canada) et il compte ouvrir encore cinq nouveaux restaurants dans les mois à venir.

- 7 avril 1948 : création de l’OMS : l’Organisation Mondiale de la Santé. Il s’agit d’une institution spécialisée de l’Organisation des Nations unies qui dépend du Conseil économique et social des Nations unies. L’OMS a pour objectif d’amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible. Dans les années 1990, l’OMS est concurrencée par la Banque mondiale. Celle-ci réagit aux critiques concernant les conséquences des ajustements structurels sur la santé des populations et, rapidement, les moyens qu’elle déploie pour l’amélioration de la santé se trouvent sans commune mesure avec ceux de l’OMS. Les États membres de l’OMS   sont   répartis   dans  six groupes géographiques qui ont pour but de tenir compte des problèmes sanitaires propres à chaque région de la planète.

 - 7 avril 2010 : décès de George Nissen, gymnaste américain et inventeur du trampoline. Nissen devient gymnaste à son entrée au lycée et, après avoir vu des trapézistes utiliser leurs filets de sécurité pour rebondir, il entame la construction d’un prototype d’appareil pouvant l’aider lors de ses entraînements. En 1941, Nissen et son entraîneur Larry Griswold fondent la Griswold-Nissen Trampoline & Tumbling Société pour construire des trampolines, et Nissen en fait la promotion par ses performances lors de ses tournées au Mexique et aux États-Unis. Il met ensuite en place une première usine de fabrication en Angleterre en 1956, puis une seconde à Romford et enfin à Brentwood Essex dans le milieu des années 1960. En 1971, il fonde le United States Tumbling and Trampoline Association, et parraine le premier championnat du   Monde  de  trampoline  à Londres en 1964. La consécration de son travail a été de voir le trampoline inclus dans le programme des Jeux Olympiques en 2000 à Sydney. En 2008, il s’est rendu à Pékin pour assister aux épreuves de trampoline aux Jeux olympiques, et il a eu l’honneur de tester le trampoline olympique avant l’événement.

 -7 avril 1939 : naissance de Francis Ford Coppola, aujourd’hui réalisateur, producteur et scénariste américain à qui on doit de jolies citations telles que « Chez n’importe quel homme, il reste toujours une part de gentillesse et de pureté. Ce n’est que quand il a perdu ça qu’il a tout perdu », « L’art, en général, est la réponse au futur. C’est l’entreprise la plus importante à laquelle nous puissions nous consacrer », « Répondre par la violence, c’est perpétuer le cycle sans fin de la tragédie grecque », ou encore « Il est possible de tirer un profond plaisir de toute chose si l’on veut bien y consacrer un peu de temps afin d’en savoir plus ».

Nimajneb

 

La Papote et sa moulinette à… expressions !

Par Sylvie Todeschini

Vider son sac », dire tout ce qu’on pense, tout ce qu’on a sur le cœur, quitte à blesser

Cette expression vient d’un terme de tribunal. En effet, alors que nos documents actuels sont des papiers rangés à plat dans des chemises et classeurs que l’avocat peut à peu près aisément transporter avec lui, il fut un temps où les documents officiels étaient conservés sous forme de rouleaux, d’où l’expression « être au bout du rouleau ». L’avocat, pour transporter tout ce dont il avait besoin pour plaider, n’avait alors d’autre moyen que de mettre ces rouleaux dans un sac. Et, devant les juges et jurés, il vidait son sac au fur et à mesure de ses besoins, avec toute la hargne qui doit habiter l’homme de loi qui veut « défendre becs et ongles » son client. Cette expression aurait ensuite quitté la salle du tribunal en emportant avec elle la coloration d’agressivité qu’on y retrouve aujourd’hui.

Etre au bout du rouleau, être épuisé, ne plus avoir de ressources, qu’elles soient physiques ou financières.

En moyen français (XIVe et XVe siècles), on disait être au bout de son rollet. L’origine de l’expression remonte donc à loin. Autrefois, les ‘livres’ étaient constitués de feuilles collées bout à bout, écrites sur une seule face, puis enroulées et entourées avec un parchemin autour du rouleau ainsi obtenu pour le conserver . Les rôles ont ainsi été utilisés et conservés jusqu’à la fin du XVIIe siècle. C’est d’ailleurs sous ce nom qu’on appelait les registres administratifs et de ce nom également que vient l’expression « à tour de rôle » Contrairement aux textes littéraires, le texte des acteurs médiévaux  d’une  pièce  de  théâtre 

était écrit sur un rôle. Ce qui explique maintenant qu’un acteur joue un rôle.

Lorsque la feuille était de petite taille ou le rôle de théâtre peu important, on utilisait le nom de rollet. Ainsi, celui qui arrivait au bout du rollet n’avait plus rien à lire ou dire.

A la fin du XVIIème siècle, quelqu’un qui était au bout de son rollet était quelqu’un qui ne savait plus quoi dire à la fin d’un discours, plus quoi faire dans ce qu’il avait entrepris, plus quoi répondre ou plus trouver de quoi vivre. Puis le rollet a laissé la place au rouleau. C’est, détachée de l’origine théâtrale et avec la signification de ‘à bout de ressources’ qu’au XIXème siècle l’expression a été conservée, d’autant plus que les ressources financières étaient alors aussi matérialisées par les rouleaux qu’on faisait avec les pièces (comme les banquiers le font toujours aujourd’hui). « Être au bout de son rouleau » c’était ne plus avoir de pièces donc de ressources. Enfin, cette expression aurait été revitalisée à la fin du XIXème siècle par les cylindres (les rouleaux !) des phonographes de l’époque qui produisaient des sons de plus en plus déformés au fur et à mesure que le ressort du mécanisme arrivait en bout de course, donnant l’impression de peiner et de ne plus en pouvoir.

 Se défendre bec et ongles : se défendre de toutes ses forces

En latin, on disait se défendre « unguibus et rostro » (« à griffes et bec » ou « par les griffes et le bec »), locution qui sert d’ailleurs de devise à la ville de Valence, dans la Drôme, et qu’on trouve sur son blason. L’origine et la compréhension de cette expression est toute simple : lorsqu’un oiseau doit se défendre, il le fait avec les moyens à sa disposition, son bec et ses griffes (ou ongles).

                                                                                                                                                                                                                                  S.T.

 

Brèves de rue

Par Dominique BOUMIER

Avril oblige

Et voilà la Chandeleur passée pour cette année, thème choisi pour la brève farfelue de la dernière mouture de cette rubrique. Avril est le mois des plaisanteries, il vous revient donc de retrouver, comme d’habitude, celle cachée dans ces informations.

Les oiseaux. Des scientifiques tirent la sonnette d’alarme, les oiseaux de nos campagnes disparaissent, en quelques années 30 % de nos piafs n’agrémentent plus de leur chant notre environnement. En cause, l’agriculture intensive. Le roman de Colleen McCullouch a pour titre « les oiseaux se cachent pour mourir », le problème, là, est que les oiseaux n’ont plus où se cacher pour vivre. Une loi est donc en préparation qui exigera la plantation de haies le long des routes et des chemins.

Mon mari est innocent. Avez-vous entendu les paroles de la dernière chanson de Carla Bruni, je vous en livre ici un extrait :

Certes, à mon petit Nicolas

Le bédouin un cadeau fit (ou Kadhafi)

Juste une boîte de nougats

Mais mon mari possède un alibi (ou ah Lybie)

Puisqu’il est innocent

Et en plus ça colle aux dents.

Restaurant. Connaissez-vous le restaurant du port, à Saint Verrat de bord de mer, en Bretagne ? Leur carte ne manque pas d’humour, elle propose deux sortes de viandes, « soit du porc, soit du cochon ». Et en conclusion ils affirment « Ici il s’agit de se faire du bien et de ne pas faire de mal à autrui ».

Les cieux. Un curé qui circulait avec sa voiture a perdu l’essieu arrière de son véhicule. A la lecture de la facture du garage, suite à la réparation, il s’est écrié « j’espérais que les cieux soient moins coûteux ».

Station spatiale. Alors qu’il était occupé à son passe temps favori, le président américain, Donald Trump, a vu un morceau de la station spatiale chinoise en désintégration, tomber sur son terrain de jeu préféré. Il a accusé son homologue chinois de sabotage affirmant qu’il avait assez de 18 trous et qu’en conséquence il refusait « d’aller prendre le tee avec Xi Jinping ».

D.B.

Les récrées ludiques 

Par Rolland GOUZERH

PROVERBES

- Le rire et le sommeil sont les meilleurs remèdes du monde.

- Le vin d’ici vaut mieux que l’eau de là.

- Avant d’être capitaine, il faut être matelot.

- Partir c’est mourir un peu… mais mourir c’est partir beaucoup.

 - Qui vole un œuf n’a pas de poule.

 - Mieux vaut une année sans tuile qu’une année sans toit.

 - Mieux vaut être incompris que pris pour un con.

- A l’égard de quelqu’un qui vous prend votre femme, la pire vengeance est de la lui laisser.

CHARADE

- Mon premier  est le si anglais,

- Mon second marque la surprise,

- Mon troisième est un mélange gazeux,

- Mon quatrième peut être dans un cornet,

- Mon cinquième marque l’hésitation,

- Mon sixième est le format de papier le plus utilisé,

- Mon septième est le symbole de l’uranium,

- Mon huitième est le nom d’un pilote automobile belge,

- Mon tout est une commune du sud ouest de la France.

(Réponse : b, oh, air, de, euh, a, u, ickx, Bordeaux)

R.G.

 

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